Une posture qui revient, un geste amorcé et jamais fini. Ce sont des informations, et l’on peut travailler directement dessus.
Le mot « sensorimoteur » réunit ce que vous percevez de l’intérieur de votre corps et les mouvements que ce corps engage. L’approche travaille sur ces deux registres plutôt que sur le récit. Elle figure parmi les repères de cette pratique.
Je réponds tout de suite à la cinquième ligne : je suis en cours de formation dans cette approche, et non certifié.
L’idée centrale : le corps porte des informations que le récit ne contient pas. Une posture répétée ou un geste amorcé puis retenu relèvent de la mémoire procédurale, c’est-à-dire celle des gestes appris, qui garde aussi les postures prises pour se protéger.
Trois principes. On observe avant d’interpréter : une posture n’est pas un message à décoder. On travaille dans la fenêtre de tolérance, c’est-à-dire la zone où l’on est assez mobilisé pour travailler sans être débordé ni éteint. Et on laisse aller à leur terme, lentement, des gestes de protection amorcés sans avoir pu aboutir.
Le rythme suit la règle des petites quantités, avec un retour régulier au calme, et rejoint ce que le corps retient sans le raconter : cette mémoire ne se modifie pas par le récit, on travaille directement avec elle.
Où j’en suis exactement. Je suis en formation en psychothérapie sensorimotrice, c’est le nom exact du cursus. Formation en cours : je ne suis pas certifié et je ne me présente pas comme praticien sensorimoteur.
Ce que j’en emploie déjà. La fenêtre de tolérance, qui gouverne le rythme d’une séance, l’observation de la posture et du geste, et l’achèvement des mouvements restés en suspens. Ma formation principale reste celle de l’EEPSSA, détaillée ici.
En séance, cela ne ressemble à aucun exercice : on est assis, on observe, et parfois on se lève quelques secondes pour laisser un mouvement aller à son terme. Aucun toucher. Le déroulé complet d’une heure est décrit à part, et le tarif et les créneaux sur une page dédiée.
Non. Je suis en cours de formation dans ce cursus et je ne me présente pas comme praticien certifié. Ma qualification est celle obtenue à l’EEPSSA : somatothérapeute, puis psycho‑somatothérapeute.
Un kinésithérapeute travaille sur la fonction du corps, sur prescription, avec un contact manuel. Ici, il n’y a ni prescription ni toucher, et l’objet est ce que le système nerveux a retenu. Les deux ne se remplacent pas.
Je me garderai bien de l’affirmer. Une posture n’est pas un message à décoder, et reconstituer un passé à partir de sensations n’est ni fiable ni honnête. On observe ce qui se passe maintenant.
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