La journée est finie, vous êtes rentré, et rien ne s’est arrêté. La pression a cessé d’avoir un horaire et un lieu.
Le stress professionnel se remarque rarement au bureau : il se remarque à la maison, le soir, le dimanche. C’est l’une des portes d’entrée les plus fréquentes parmi les différentes formes du stress.
Un corps qui ne redescend plus ne dit rien sur votre solidité. Il dit qu’une charge s’est prolongée au-delà de ce qu’un système peut absorber sans pause.
Un organisme encaisse très bien une forte charge suivie d’une récupération. Il encaisse beaucoup moins bien une charge moyenne sans récupération, cinq jours sur sept, pendant des mois. Et le travail ne s’arrête plus à la porte : le téléphone prolonge la journée, et le dimanche contient déjà le lundi.
Il en résulte d’abord une attention maintenue en alerte de façon permanente, puis l’usure, jusqu’à atteindre le moment où la réserve ne se reconstitue plus.
C’est pourquoi les conseils habituels (mieux s’organiser, relativiser, faire du sport) produisent si peu d’effet : ils s’adressent au raisonnement, pas au niveau d’activation du système nerveux, qui reste élevé.
Je ne vous donnerai pas de conseils d’organisation : ce n’est pas ce qui manque. On regarde d’abord ce qui pèse dans votre travail, tel que vous le vivez. Puis on observe ce que votre corps en fait une fois la journée finie : les épaules et la mâchoire encore serrées à 20 h, la respiration qui se bloque quand un nom s’affiche sur votre téléphone.
L’objectif est de repérer ce mouvement au moment où il démarre, puis de construire de vraies coupures : des transitions courtes que le corps reconnaît comme une fin de journée. Rien ne vous sera conseillé sur votre carrière ou votre hiérarchie : ce n’est pas mon rôle.
Le cabinet est en centre-ville, ce qui permet de venir avant ou après une journée : venir au cabinet, rue de Verdun. Pour voir les créneaux et le tarif, tout est sur une page à part.
Non, et je ne vous conseillerai rien sur ce point : ce n’est pas mon rôle. Ce qui se travaille, c’est la capacité à redescendre, qui s’entretient indépendamment du poste occupé.
Non. Ce qui se dit en séance reste en séance, et je n’établis aucun document destiné à un employeur.
C’est fréquent, et cela ne dit rien sur vous. Ces formations s’adressent à l’organisation et au raisonnement ; elles n’agissent pas sur le niveau d’activation physiologique, qui n’obéit pas aux arguments.
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