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Quand personne ne relève, et que cela dure

Vous ne l’avez pas décidé, vous ne pouvez pas démissionner, et personne ne vous a jamais demandé comment vous alliez.

Ce n’est pas un métier, et c’est pourtant la charge la plus proche de celles décrites dans les pages sur les métiers exposés : exposition prolongée, obligation de tenir, sans horaires, sans relève ni fin prévisible.

  • Vous dormez d’une oreille, y compris les nuits où il ne se passe rien.
  • Vous avez annulé tellement de fois qu’on a cessé de vous inviter.
  • Vous savez par cœur les traitements, les rendez-vous et les papiers, et plus rien de ce qui vous concerne.
  • Vous vous êtes surpris à souhaiter que ça s’arrête, et vous ne vous le pardonnez pas.
  • Votre corps cède par endroits (dos, digestion, sommeil) et vous repoussez le moment de consulter.
  • Vous ne savez plus depuis quand vous n’avez pas eu une journée à vous.

La quatrième ligne se dit rarement, et elle est presque universelle. Souhaiter que cela s’arrête n’a rien à voir avec l’amour porté à la personne : c’est un organisme arrivé au bout de ce qu’il peut fournir.

Ce qui se passe dans le corps

Trois éléments distinguent cette situation d’une charge professionnelle. L’absence de fin : un système nerveux gère très mal une charge dont il ne peut pas anticiper le terme. L’absence de relève : la veille de nuit ne s’interrompt jamais complètement. Et l’affection, qui empêche toute distance protectrice.

La proximité est nette avec les professionnels du soin, à ceci près qu’ils rentrent chez eux, et avec ceux dont le métier interdit de réagir sur le moment.

Il en résulte une réserve entamée que rien ne recharge, aggravée par la culpabilité. Et parce que cela dure des années, les adaptations finissent par ressembler à un caractère, comme dans les situations longues sans événement à citer.

Ce que je propose

Prendre une heure pour vous n’enlève rien à personne. Le travail commence par retrouver des repères qui vous appartiennent, quand toute l’attention est tournée vers quelqu’un d’autre depuis des années ; cela se réapprend par le corps.

On travaille ensuite la veille de nuit, par paliers courts et répétés, et ce que la culpabilité fait au corps, puisqu’elle empêche la récupération plus sûrement que la fatigue elle-même.

Rien à raconter que vous ne vouliez dire, et en cas d’urgence, un appel suffit à décaler. Le tarif, l’annulation et les créneaux disponibles sont indiqués à part.

Prendre rendez-vous

SéanceIndividuelle · 1 h
Tarif60 €
Lieu24 rue de Verdun, Strasbourg
24 rue de Verdun, 67000 Strasbourg Itinéraire ↗

Questions fréquentes

Je ne peux pas m’absenter longtemps. Une heure, est-ce suffisant ?

Oui. Une séance dure une heure et l’intervalle entre deux n’est pas imposé : certaines personnes viennent chaque semaine, d’autres une fois par mois.

Est-ce que vous pouvez m’aider pour les démarches ou les aides ?

Non, ce n’est pas mon domaine. Les assistantes sociales, les plateformes de répit et les associations d’aidants sont les bons interlocuteurs. Ce que je peux prendre en charge, c’est ce que la situation fait à votre corps.

Je me sens coupable de venir m’occuper de moi.

C’est la remarque la plus fréquente sur cette page. Elle est logique et n’a pas à être discutée : on travaille ce qu’elle produit dans le corps, plutôt que d’essayer de vous convaincre.