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Quand il n’y a pas d’événement à raconter

Vous n’avez rien de précis à citer, aucune date à donner. C’est justement ce qui rend la chose si difficile à nommer, et si tenace.

Certaines situations n’ont pas eu lieu une fois, mais pendant des années : un climat, une relation, un environnement. Rien qui se raconte en une phrase, et c’est le cœur du problème. Cette page appartient aux différentes suites d’une expérience traumatique.

  • Vous ne sauriez pas dire quand ça a commencé, ni citer un événement précis.
  • Vous vous excusez avant même de savoir s’il y a lieu.
  • Vous ne savez pas ce que vous voulez, mais vous savez parfaitement ce que veulent les autres.
  • Le repos vous met mal à l’aise, comme s’il fallait d’abord le mériter.
  • Vous doutez de ce que vous avez vécu, parce que personne ne vous a jamais dit que c’était grave.

Ce doute est logique : quand rien n’a jamais été nommé, aucun repère extérieur ne permet de mesurer ce qui s’est passé, et l’on finit par conclure que c’était normal.

Ce qui se passe dans le corps

Face à un danger ponctuel, le corps mobilise une réponse et attend de la conclure. Face à une situation qui dure, on ne peut ni fuir ni se défendre pendant des années : le corps s’adapte. Se faire discret, anticiper l’humeur des autres, désamorcer, renoncer à ses besoins.

Ces adaptations ont permis de traverser. Mais apprises tôt, longtemps et sans alternative, elles se présentent comme un caractère : il n’y a pas d’avant, pas de « depuis ce jour-là ». Elles se tiennent dans cette mémoire qui ne date rien, et la seule compréhension ne suffit pas à les modifier.

Quand la situation cesse, les adaptations continuent : ce que cela laisse dans les réactions quotidiennes se voit longtemps après.

Ce que je propose

On ne cherche pas à établir ce qui s’est passé ni à le qualifier : il n’est pas nécessaire d’avoir une histoire présentable pour commencer. Le travail porte sur les adaptations telles qu’elles fonctionnent aujourd’hui : ce qui se contracte quand quelqu’un hausse le ton, comment la respiration se modifie au moment de dire non.

L’objectif n’est pas de les supprimer, mais qu’elles redeviennent des options. Et, quand on a passé des années à lire les autres, de retrouver ses propres repères, ce qui se réapprend par le corps.

Rien à revivre, et le rythme vous appartient. Ce qu’il faut prévoir avant une première séance est indiqué à part.

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SéanceIndividuelle · 1 h
Tarif60 €
Lieu24 rue de Verdun, Strasbourg
24 rue de Verdun, 67000 Strasbourg Itinéraire ↗

Questions fréquentes

On parle parfois de traumatisme complexe. Est-ce de cela qu’il s’agit ?

C’est le terme qu’on rencontre le plus souvent pour ces situations. Je ne pose aucun diagnostic et je n’emploie pas ce mot comme une étiquette : ce qui se travaille, ce sont les adaptations telles qu’elles fonctionnent aujourd’hui.

Je n’ai pas d’événement grave à raconter. Est-ce que je peux consulter ?

Oui, et c’est précisément le sujet de cette page. L’absence d’événement identifiable est une caractéristique de ce dont il est question, pas une contre-indication.

Est-ce que je vais perdre ce qui fait ma force ?

Non. Ces adaptations ne sont pas retirées, elles sont rendues facultatives. Savoir désamorcer une tension reste utile ; le faire en permanence, sans pouvoir s’en empêcher, coûte cher.