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Quand prendre soin finit par coûter

Ce n’est pas un événement qui vous a mis là. C’est une somme de journées correctes, dont aucune ne justifierait à elle seule de venir.

L’usure des soignants a une signature particulière : elle ne vient pas d’un choc, mais d’une accumulation qui ne se raconte pas. Cette page fait partie des métiers à forte charge émotionnelle.

  • Vous avez développé un humour que vous ne pourriez expliquer à personne d’extérieur.
  • Vous rentrez et vous n’avez plus une phrase à donner à vos proches.
  • Vous savez que vous n’avez pas fait ce qu’il aurait fallu, faute de temps, et ça reste.
  • Un prénom, une chambre, un visage vous reviennent des mois après.
  • Vous n’osez pas prendre un arrêt parce que ce sont les collègues qui paieront.
  • Vous vous surprenez à être sec avec un patient, et vous ne vous reconnaissez pas.

La troisième ligne pèse plus que les autres : ne pas pouvoir faire ce qu’on sait juste laisse une trace différente de la fatigue. Ce n’est pas de l’épuisement, c’est un conflit.

Ce qui se passe dans le corps

Trois mécanismes se superposent. L’exposition répétée : voir souffrir, annoncer, accompagner la fin, chaque épisode absorbé, et c’est l’addition qui compte. L’obligation de contenir : on ne s’effondre pas devant une famille, et cette retenue, nécessaire, reporte la réponse du corps à un plus tard qui ne vient pas.

Enfin, le conflit entre ce qu’on sait devoir faire et ce que les conditions permettent. Ce n’est pas de la fatigue mais un désaccord intérieur, qui use autrement : la culpabilité ne se repose pas.

Ce report existe aussi dans les métiers d’intervention et, à la maison, chez les aidants familiaux. Il produit une réserve qui ne se recharge plus la nuit, parfois un niveau de tension devenu la norme. Rien de tout cela n’est un défaut de vocation.

Ce que je propose

Aucun lien avec votre établissement, votre service ou la médecine du travail. Je ne transmets rien, n’établis aucun certificat et n’interviens dans aucune procédure. Vous n’aurez pas à raconter les situations.

Le travail part de ce qui se tient dans le corps pendant que vous contenez : la gorge, la mâchoire, le diaphragme. On cherche ensuite des moments où cette retenue peut se relâcher, dans un cadre où cela ne coûte rien à personne, et l’on construit la transition entre la fin du service et la vie ordinaire.

Le déroulé, le tarif et les disponibilités sont sur une page dédiée, y compris le samedi.

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SéanceIndividuelle · 1 h
Tarif60 €
Lieu24 rue de Verdun, Strasbourg
24 rue de Verdun, 67000 Strasbourg Itinéraire ↗

Questions fréquentes

La médecine du travail ou mon service peuvent-ils le savoir ?

Non. Aucun lien, aucune transmission, aucun document. Je ne suis en contact avec personne d’autre que vous.

Je n’ai pas le temps, mes plannings changent tout le temps.

Les créneaux du samedi existent pour cette raison, et l’intervalle entre deux séances s’adapte à ce que votre planning permet.

Est-ce que ça veut dire que je ne suis pas fait pour ce métier ?

Non, et je me garderai bien de vous dire quoi que ce soit sur votre vocation. L’usure est le coût prévisible d’une exposition prolongée, pas un signe d’inadéquation.