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Quand il n’y a plus de réserve

Ce n’est plus de la fatigue, c’est une absence de fond. Le sommeil ne rend plus rien, et l’élan qui vous portait ne revient pas.

L’épuisement nerveux ne se déclare pas un matin : il se constate, souvent bien après, quand quelque chose d’ordinaire devient impossible. C’est l’une des différentes formes que prend le stress, et sans doute la plus silencieuse.

  • Le matin est le moment le plus dur de la journée, avant même qu’elle ait commencé.
  • Monter un escalier vous demande un effort qui vous surprend vous-même.
  • Ce qui vous plaisait ne vous fait plus rien. Ce n’est pas de la tristesse : c’est la capacité à éprouver de l’intérêt qui s’est réduite.
  • Vous cherchez vos mots en pleine phrase, ou vous entrez dans une pièce sans savoir pourquoi.
  • Vous fonctionnez encore, mais en pilote automatique, et vous ne sentez plus grand-chose.
  • L’idée de vous arrêter vous fait plus peur que celle de continuer.

Cette dernière ligne a une logique : quand la réserve est basse, l’activité continue masque l’épuisement ; s’arrêter le rend perceptible. Ce n’est ni de l’entêtement ni de l’orgueil.

Ce qui se passe dans le corps

Toute mobilisation a un coût métabolique. L’organisme le compense ensuite, à condition que le niveau d’alerte redescende, au moins par intermittence. Un organisme qui reste en veille ne récupère pas, même pendant le sommeil.

C’est le lien entre les deux : une alerte qui ne redescend plus entre les épisodes empêche la recharge. Et quand la charge vient du travail, elle se prolonge bien au-delà des horaires, jusqu’à ne plus laisser de fenêtre.

Une fois la réserve basse, l’organisme réduit ce qui n’est pas vital à court terme : la motivation, la curiosité, la précision de la mémoire. Ce n’est pas une défaillance, mais une mesure d’économie. Voilà pourquoi dormir plus ne suffit pas, et pourquoi la volonté n’a pas de prise.

Ce que je propose

On ne commence pas par vous demander d’en faire plus. Le premier temps sert à retrouver des moments où le système descend réellement. Ils sont courts au début, et c’est suffisant : ce qui compte est la répétition, pas la durée.

On part d’éléments simples et observables, la respiration et les appuis, qui ne demandent aucun effort, et l’on identifie les tensions maintenues sans nécessité, qui consomment ce qui reste. Si une séance devient trop exigeante, on s’arrête : dans cet état, forcer a un coût supérieur.

Vous trouverez le tarif, le règlement et l’accès au cabinet sur une page dédiée.

Prendre rendez-vous

SéanceIndividuelle · 1 h
Tarif60 €
Lieu24 rue de Verdun, Strasbourg
24 rue de Verdun, 67000 Strasbourg Itinéraire ↗

Questions fréquentes

Comment savoir si c’est de la fatigue ou de l’épuisement ?

La fatigue cède au repos, l’épuisement non. Si plusieurs nuits correctes et quelques jours calmes ne changent rien, ce n’est probablement plus une question de sommeil.

Faut-il un arrêt de travail ?

Cette décision appartient à votre médecin, pas à moi. Je ne pose pas de diagnostic et je ne prescris rien. Si la situation le demande, je le dis et j’oriente.

Est-ce que je risque de m’effondrer si je m’arrête ?

C’est une crainte fréquente, et elle a une logique. C’est pourquoi on ne relâche pas tout d’un coup, mais par petites quantités, en gardant des points d’appui.