Le corps a été pris en charge, réparé, suivi. Ce qui s’est joué au moment même n’a été traité par personne.
Un accident, une agression, une chute : un événement court et violent, avec une date et un lieu. Le parcours de soins existe pour le corps, presque jamais pour le reste. Cette page fait partie de l’ensemble des pages sur le traumatisme.
L’absence de blessure visible ne dit rien de ce qui s’est passé : certains événements sans la moindre blessure laissent davantage de traces que d’autres.
Un événement bref ne laisse pas le temps d’aboutir : l’organisme engage une réponse (se protéger, freiner, esquiver) et l’événement se termine avant qu’elle soit menée à son terme. Cette réponse interrompue reste disponible, et se réactive au moindre fragment qui ressemble à la scène : ce que le corps a retenu de la scène n’est pas un souvenir mais un état.
Deux circonstances aggravent souvent les suites. L’immobilisation d’abord : être coincé, maintenu ou sanglé, même pour un soin nécessaire, empêche la réponse de fuite d’aboutir. Puis un entourage centré, à juste titre, sur le corps, qui laisse de côté ce que le système nerveux vient de traverser.
Dans la période qui suit immédiatement, beaucoup de réactions s’apaisent seules. Quand elles s’installent, c’est qu’une réponse est restée en suspens.
On ne revient pas sur la scène : vous n’aurez ni à la raconter, ni à la revivre. On installe d’abord des repères stables (appuis, orientation dans la pièce, respiration), surtout quand l’événement est récent.
On travaille ensuite les réponses restées interrompues, par très petites quantités, en revenant chaque fois au calme. Puis on reprend, un par un et seulement si vous le décidez, ce que l’événement a changé : le trajet qu’on ne fait plus, le lieu qu’on contourne.
Vous décidez de ce que vous dites et du moment où l’on s’arrête. Le tarif, le lieu et la réservation sont sur une page dédiée.
Non, et c’est important de le savoir avant de prendre rendez-vous. Je n’établis aucun document à visée médicale, assurantielle ou judiciaire, et je n’interviens dans aucune expertise. Pour ces démarches, adressez-vous à votre médecin.
Oui. L’absence de blessure ne dit rien de ce que le système nerveux a traversé, et c’est souvent ce qui retarde la démarche : sans trace visible, on se persuade qu’on exagère.
Non. Une réponse restée interrompue le reste tant qu’elle n’a pas pu se terminer, et l’ancienneté ne rend pas le travail plus difficile.
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